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La CGT signe l’accord sur l’ouverture dominicale
pour l’Agglomération Dijonnaise pour l’année 2010

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Durant la campagne pour les élections Présidentielles de 2007, le candidat aujourd’hui Président, faisait du « travailler plus pour gagner plus » un cheval de bataille pour sensibiliser les salariés à lui faire confiance. Dans sa panoplie, le travail du dimanche prenait une place importante.

Deux ans plus tard, après de copieuses tractations, une loi est votée qui permet de nouvelles dérèglementations de l’organisation du temps et des conditions de travail. Le gouvernement a profité de la période estivale pour faire passer la loi sur les ouvertures des commerces les dimanches. Cette loi, adoptée le 23 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale, a pour conséquence de créer de nouvelles inégalités entre les salariés.Sous prétexte de régler les contentieux juridiques concernant plusieurs enseignes et zones commerciales en infraction, la majorité parlementaire adopte, malgré de vives contestations et dans l’urgence, un texte qui va multiplier ces derniers. Les dispositions de cette loi créent des Périmètres Urbains de Consommations Exceptionnelles (PUCE) et permettent l’ouverture de plein droit de tous les commerces de détail dans les zones et communes touristiques et thermales.

Cette loi nous impose d’agir et de refuser la fatalité avec la nécessité de se mobiliser et d’intervenir contre les dérives de son application.Le dimanche doit rester un jour de repos commun aux salariés et nous devons tout mettre en œuvre pour qu’il le reste.

C’est plus de 160 000 signatures de pétitions en l’espace de quelques semaines qui ont été recueillies démontrant l’attachement des salariés au repos dominical. Cela nous invite à continuer et à développer le rapport de force dans toutes les entreprises, gage d’efficacité, de démocratie sociale et d’espoir pour la satisfaction de nos revendications.

  Bref rappel historique

Cette nouvelle loi remet en cause celle du 13 juillet 1906, qui grâce à l’initiative et au mouvement des employés du commerce, a octroyé à ces derniers et aux salariés de l’industrie, un repos de 24 heures après 6 jours de travail. L’article 2 de cette loi fixe ce repos le dimanche, permettant ainsi aux travailleurs la reconstitution de leur force de travail. Depuis, la lutte des salariés n’a cessé de produire des acquis. En 1919, la journée de 8 heures introduite dans la loi, avec une durée de travail hebdomadaire à 48 heures donne la possibilité aux ouvriers de faire leurs courses en semaine et consolidera le repos dominical. C’est en 1936, avec la semaine de 40 heures que le dimanche est conforté et entre dans ce qu’on appellera le « weeek-end ». Cette journée de repos permet, depuis à une majorité de travailleurs de se détendre et de maintenir un équilibre social et familial.

AUJOURD’HUI

Après une longue route semée de mensonges et de contre-vérités, le gouvernement a fait voter en août 2009 une loi sans véritable débat national ayant de lourdes conséquences sur la vie et la santé des salariés et de leur famille en banalisant le travail dominical dans des secteurs nouveaux d’activités.

Sous le prétexte trompeur de la modernité, il faudrait accepter un recul de plus de cent ans à travers une loi rétrograde qui sacrifie notre dimanche.

Ainsi, le gouvernement fait la démonstration de sa conception de la démocratie sociale ! C’est une remise en cause profonde du modèle social français. En généralisant le travail du dimanche, c’est le libéralisme et le tout à la consomamtion qui priment au détriment des valeurs fondant notre société. Sans aucun argument économique et social sérieux, dans le seul intérêt des lobbies exercés par le patronat des grands groupes qui, après avoir violé la loi, s’en fait faire une sur mesure. Le gouvernement fait là encore, la démonstration de sa conception de la démocratie sociale. Le pouvoir d’achat n’étant pas extensible, il n’y aura pas de chiffre d’affaires supplémentaire mais un simple report.

Le volontariat est un leurre face aux pressions des patrons et il n’y aura pas de véritables créations d’emplois. Pire, tous les observateurs économiques mettent en avant une réduction d’emplois dans le TPE et PME.

D’autant plus que la loi autorise les commerces à prédominance alimentaire d’ouvrir tous les dimanches jusqu’à 12 h 30. Le travail du dimanche doit rester une exception. Quand il est nécessaire, des contreparties salariales, de repos, doivent être données aux salariés concernés quel que soit leur secteur professionnel ou géographique.

Depuis huit ans maintenant, à la demande du patronat du commerce et des maires des localités de l’Agglomération Dijonnaise, des accords régulant et harmonisant l’ouverture dominicale à trois, puis à deux sous les arguments versés par les syndicats de salariés dont la CGT, ont vu le jour. Concrètement, cela veut dire pour l’Agglomération Dijonnaise que seuls les dimanches 13 et 20 décembre 2009 sont autorisés à ouvrir. Pour l’année 2010, ce seront les dimanches 12 et 19 décembre. L’Union Départementale CGT de Côte d’Or et le syndicat CGT du Commerce du Grand Dijon se félicitent de ce nouvel accord. Il s’inscrit dans notre exigence de faire du dimanche un repère collectif (repos commun à la majorité des salariés), comme le sont le temps de travail, le SMIC, les garanties collectives.

Pour cela, la CGT revendique : .

Le dimanche doit rester un jour de repos commun à la majorité des salariés.

Dans le cas d’un dimanche travaillé exceptionnellement, déclenchement au minimum, d’un paiement double et d’un repos compensateur.

L’abrogation de l’amendement Debré concernant les commerces de l’ameublement qui peuvent ouvrir tous les dimanches sans majoration.

Un véritable dialogue social territorial.

La CGT affirme qu’il existe d’autres solutions pour relancer l’économie, cela passe par la revalorisation du pouvoir d’achat et les salaires

Le SMIC à 1 600 euros dès l’embauche avec doublement du salaire en fin de carrière.

Des emplois stables et durables.

Une allocation d’autonomie pour les étudiants salariés.

Une sécurisation des parcours professionnels, avec une véritable formation professionnelle.

Deux jours de repos consécutifs.

Une durée de travail hebdomadaire à 35 heures

Signez la pétition en ligne!:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Union départementale des syndicats CGT de Côte d'Or - Bourse du travail, 17, rue du Transvaal 21000 DIJON Tel: 03 80 67 62 40