Des milliards pour H1N1 et une prise en charge indigne des personnes âgées à DIJON
le scandaleux et le quotidien 
Nous avons vu récemment dans la presse régionale, des gros titres sur le scandale et l’indécence des conditions d’hospitalisation d’une personne âgée à Champmaillot.
Dans le même temps, tout le monde se félicitait d’un accouchement réussi dans un camion des pompiers sur la route de Chatillon.
Aux deux bouts de la vie, les situations se ressemblent parfois, d’un côté, la fermeture d’une maternité, de l’autre, des moyens matériels et humains qui manquent.
Qui doit-on blâmer ?
Des soignants qui assurent, malgré tout des soins de qualité, des pompiers souvent bénévoles qui jouent les sages-femmes ? Des ministres de la santé successifs qui parlent d’économies, de réductions d’effectifs, de gestion des stocks (les malades) et de tarification à l’activité ?
Le CHU mais aussi les hôpitaux du département vivent depuis des années, une situation particulièrement difficile : restrictions budgétaires, diminution de personnel, de lits, augmentation du nombre des entrées, activités imposées, etc…
Le plan de redressement budgétaire en cours actuellement au CHU de Dijon met à mal la réponse aux besoins de santé de la population, particulièrement des populations dites fragiles. A de nombreuses reprises, la CGT du CHU a dénoncé les conditions d’hospitalisations de nos aînés et la dégradation des conditions de travail du personnel. Le Professeur Pierre PFITZENMEYER, et d’autres se sont également exprimé dans ce sens.
Si nous devons tout faire pour améliorer la prise en soins des plus âgés (et des plus jeunes), dénoncer les conditions d’hospitalisation indignes, la mise en danger par insuffisance de moyens, nous ne devons pas oublier qui sont les véritables responsables de ce scandale.
Face à cela le gouvernement vient de dépenser sans compter les deniers publics au profit des laboratoires pharmaceutiques pour combattre un virus.

Près de 800 millions d’euros pour acheter des vaccins, un programme de vaccination ayant déjà généré près de 2,5 milliards d’euros de dépenses. Mais quel est le rôle du Ministère de la santé ? Est-ce d’être au service de l’industrie pharmaceutique ? La question peut se poser !
Plusieurs éléments parmi d’autres sont particulièrement troublants : non transparence des contrats passés avec les laboratoires pharmaceutiques, prise en charge par l’Etat de toutes les complications liées aux vaccins, prix surévalués pour des produits essentiellement livrés en flacons multidoses dont la fabrication est beaucoup moins onéreuse, refus de prendre en compte à temps la nécessité d’une seule injection.
La CGT demande donc que toute la clarté soit faite sur ce dossier et que tous les éléments, notamment financiers, soient rendus publics dans les meilleurs délais
.