Vous êtes sur la page mobilisation contre l'ordre infirmier
Les infirmier(e)s refusent de s'inscrire
au nouvel ordre infirmier et le font savoir
La profession d'infirmier(e) occupe une place centrale dans l’organisation des soins en france. Elle est
aujourd’hui la victime d’une tentative de mise au pas par le gouvernement qui veut imposer, malgré les
multiples contestations, des réformes de fond
de notre système de santé pourtant reconnues il y a encore peu de temps comme le meilleur au
monde. Les ordres professionnels imposés par voie législative servent à cela .
Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.
Depuis le mois de septembre 2009, date des premiers appels à inscription et à cotisation, les
professionnels infirmiers, à l’instar des kinés, sont rentrés en résistance avec l’appui de
l’intersyndicale CGT, CFDT, FO, UNSA, SUD, CFTC, SNICS-FSU pour l’abrogation des ordres professionnels.
Ils refusent de retourner le dossier d’inscription et organise des actions collectives
pour faire entendre leurs voix.
Ce n’est en effet, pas par hasard, si la mise en place des ordres professionnels arrive au moment où
d’importantes réformes sont en cours. Le gouvernement a besoin de démultiplier les instances, de
diviser les professions (la discussion est ouverte pour des ordres concernant les aides soignants et
psychologues) et leurs représentants, de contenir les contestations, pour imposer ses projets de régression:
La loi HPST qui met à mal le système de santé publique. L’hôpital doit être «rentable». Pour ce faire, il doit
«produire des actes», qui à terme seront essentiellement réalisés par des libéraux. Cette politique de
«saucissonnage» des soins se fait au détriment d’une prise en charge globale.
La refonte des études des professions médicales et paramédicales au service de la déqualification des
emplois. Sous couvert d’améliorer la nécessaire «coopération des professionnels de santé» et de
«reconnaître les niveaux de qualification», le Ministère a entrepris la transformation des contenus
professionnels afin de limiter le nombre de professionnels éligibles au niveau Licence et Master.
Le transfert des missions de service public à des structures privées dans le cadre de la Révision Générale des
Politiques Publiques. Ce ne seront plus les DDASS et les DRASS qui géreront le suivi des professions
paramédicales.
Pour les salariés, le transfert des responsabilités de l’établissement vers la responsabilité individuelle du
professionnel.
Les professionnels n’ont pas besoin d’un Ordre, mais bien : de moyens pour remplir leurs missions dans leur quotidien professionnel ; d’effectifs supplémentaires pour améliorer les conditions de travail et
les conditions de prise en charge des patients ; de revalorisation salariale qui reconnaisse leur qualification et leurs responsabilités, sans
chantage à la retraite et à la reconnaissance de la pénibilité !
Signez la pétition :
Union départementale
des syndicats CGT de Côte d'Or - Bourse du travail,
17, rue du Transvaal
21000 DIJON Tel: 03 80 67 62 40