Pour nous,
un temps de retour en janvier sur les échanges ayant eu lieu au niveau national, sur la prise en
compte des propositions régionales sera indispensable.
Ces Etats Généraux peuvent être considérés comme un début de réponse à l’exigence
de la CGT d’un débat national pour une véritable politique industrielle.
Pour la CGT, notre pays a besoin d'une stratégie industrielle. En effet le développement
industriel, tant en terme de productions que d'emplois, est un élément clef pour préparer
l'avenir, à la fois en maintenant et développant l'existant dans sa diversité, mais aussi en
développant de nouvelles industries, ce qui implique volonté, développement de la recherche et
de l'innovation, réorientation des financements.
Nous considérons cependant que gouvernement et patronat ne sont pas actuellement
dans cette logique en privilégiant la financiarisation de l'économie, la recherche de profits de
plus en plus importants.
Il y a donc un risque important que ces Etats Généraux se limitent à
une opération de communication destinée à les dédouaner de leurs responsabilités.
Il y a pourtant besoin d'ouvrir un large débat, impliquant les salariés de ce pays. Dans ce
contexte et à la suite de la manifestation nationale du 22 octobre à Paris, la CGT a décidé de
prendre toute sa place dans les différentes initiatives pour porter ses revendications, ses
exigences en matière de politique industrielle pour notre région, notre pays, mais aussi en
Europe.
Pour la CGT, politique industrielle ne va pas sans politique sociale.
C'est notre première
priorité. Les femmes et les hommes qui travaillent doivent, au-delà de vivre de leurs activités,
être reconnus pour leurs qualités professionnelles. Reconnaître le travail, c’est la prise en
compte de la qualification, c’est organiser le travail pour assurer le bien être, c’est permettre
la formation qualifiante, c’est structurer la solidarité inter-générations pour la retraite et la
santé ... Donner de l’avenir à la politique industrielle, c’est assurer une chaine solidaire de la
production dans une filière et mettre les moyens pour la recherche et l’innovation. C’est avec
cet ensemble que nous construirons une véritable réponse aux besoins individuels et
collectifs. C’est avec cette cohérence que le CGT investit les « Etats Généraux pour une
politique industrielle ».
Alors que l'industrie tient une place importante dans le développement économique et
social de la Bourgogne, c'est une occasion de faire connaître nos propositions CGT tant en
matière industrielle que d'emplois dans la région.
Nos propositions sont les suivantes : Pour l'innovation et la recherche
Accroitre l'effort collectif de recherche et d'innovation, avec une priorité donnée au
développement humain et aux technologies respectueuses de l'environnement.
Sur les questions de financements :
Réorienter les flux de financement et de crédit en créant des Fonds régionaux pour
l'emploi s'appuyant sur la création d'un pôle public financier afin de mettre la finance
au service du développement, notamment industriel. Mieux articuler et coordonner
régionalement les différents acteurs.
Créer un grand pôle public de financement du développement industriel et de l'emploi.
Peser sur les choix des entreprises à travers le système fiscal.
Pour les filières :
Modifier les relations entre donneurs d'ordres et sous traitants.
Donner aux PME les moyens de se développer.
Transformer les pôles de compétitivité (Pôle Nucléaire de Bourgogne et Vitagora) en
véritables pôles de développement.
Revisiter l'ensemble des filières industrielles bourguignonnes : notamment nucléaire et
énergétique (charbon, bois énergie, biomasse), agro alimentaire avec la transformation
sur place, bois avec la deuxième transformation en territoires, automobile avec la mise
en place d'une synergie entre équipementiers, céramique en Charollais, textile ...
Pour les salariés et l'emploi :
Revaloriser le travail en développant un nouveau statut pour le travail salarié et une
sécurité sociale professionnelle, ce qui nécessite de nouveaux droits d'intervention
pour les salariés.
Nous considérons que l'Etat a un rôle essentiel pour relancer une politique industrielle
nationale et développer une industrie compétitive qui s'appuie sur la revalorisation du travail
et l'aménagement des territoires.
En savoir plus!
